Combien de semelles orthopédiques sont remboursées par an ?
La prise en charge dépend principalement de l’âge, de la prescription et du respect des conditions fixées par l’Assurance Maladie.
Les semelles orthopédiques, également appelées orthèses plantaires, sont des dispositifs médicaux réalisés sur mesure. Elles peuvent corriger certains appuis, réduire les pressions plantaires, soulager une douleur ou contribuer à stabiliser une articulation, mais leur remboursement ne suit pas nécessairement leur prix réel.
Dans le régime général, la règle couramment appliquée est d’une paire par an pour l’adulte et de deux paires par an pour l’enfant de moins de 16 ans. Une ordonnance est indispensable, et les semelles de confort vendues en pharmacie ne sont pas concernées par cette prise en charge.
La fréquence de remboursement dépend-elle de l’âge ?
L’âge du bénéficiaire modifie le nombre de paires pouvant être prises en charge sur une période de référence. La distinction retenue dans les informations de remboursement est celle entre l’enfant de moins de 16 ans et l’assuré qui a atteint cet âge.
Cette règle concerne la prise en charge par l’Assurance Maladie, et non la durée de vie réelle des orthèses. Une paire peut s’user plus vite selon le poids, la démarche, l’activité et la fréquence de port.
Enfant de moins de 15 ou 16 ans : quelle règle retenir ?
Les sources grand public ne formulent pas toutes le seuil de la même manière, certaines indiquant moins de 15 ans et d’autres moins de 16 ans. Pour un dossier concret, le critère à retenir doit être confirmé auprès de la caisse d’affiliation et de la mutuelle, en fonction de la date de naissance et de la réglementation appliquée.
À partir de quel âge passe-t-on à une paire par an ?
La règle de référence devient une paire remboursable par an à partir de 16 ans. Le professionnel qui établit le devis ou la caisse peuvent préciser la règle applicable lorsque le changement d’âge intervient au cours de la période concernée.
Peut-on être remboursé de semelles orthopédiques plusieurs fois par an ?
La limite annuelle ne signifie pas qu’une nouvelle paire est toujours impossible avant son échéance. Une prescription médicale doit toutefois justifier le besoin, et l’accord dépend des règles de l’Assurance Maladie ainsi que de la situation de l’assuré.
Une simple envie de renouveler une paire encore conforme ne suffit généralement pas. L’usure, une évolution de la morphologie ou une modification du traitement peuvent conduire le professionnel de santé à réévaluer la situation.
Le remboursement des semelles orthopédiques est-il limité à une ordonnance par an ?
La règle porte sur la fréquence de prise en charge des paires, pas sur un nombre universel d’ordonnances qui autoriserait automatiquement un remboursement. Chaque prescription doit correspondre à une indication médicale et être présentée dans les conditions requises.
Dans quels cas une nouvelle paire peut être prescrite ?
Une nouvelle paire peut être envisagée si les orthèses sont très usées, si la morphologie ou la démarche a changé, ou si l’objectif thérapeutique n’est plus atteint. Chez l’enfant, la croissance peut également rendre l’adaptation nécessaire. Le remboursement effectif reste soumis à la réglementation et à l’accord des organismes concernés.

La règle de remboursement s’applique-t-elle en année civile ou de date à date ?
Le nombre de paires autorisées doit être apprécié sur la période de référence retenue par l’organisme payeur. Les informations disponibles ne permettent pas de trancher de façon générale entre l’année civile et une période calculée de date à date pour chaque situation.
Avant de lancer une fabrication, il faut donc demander à la caisse la date de référence de la dernière prise en charge. Cette vérification évite d’avancer un montant qui ne serait pas remboursable au moment du renouvellement.
Faut-il une ordonnance pour obtenir le remboursement des semelles orthopédiques ?
Oui. Une ordonnance médicale est indispensable pour obtenir une prise en charge. Elle peut être établie par un médecin généraliste, le médecin traitant, un spécialiste, un orthopédiste, un rhumatologue ou un chirurgien orthopédique. Depuis 2023, un pédicure-podologue peut également prescrire des semelles dans le cadre prévu par les règles du parcours de soins.
La fabrication comprend généralement un bilan podologique, un examen clinique ou postural, une prise d’empreinte, puis un essayage dans les chaussures. Sans ordonnance, aucune mutuelle ne peut remplacer la condition exigée par l’Assurance Maladie.
Quelles semelles sont éligibles au remboursement ?
La prise en charge concerne les orthèses plantaires prescrites et fabriquées sur mesure par un professionnel habilité, dans les règles de l’art. Les personnes concernées peuvent être des sportifs, des patients diabétiques, des personnes ayant un pied plat ou creux, une malformation, une douleur chronique ou une pathologie inflammatoire.
Le tarif de responsabilité dépend de la pointure. Il est de 25,88 € la paire pour une pointure inférieure à 28, de 28,04 € entre 28 et 37, puis de 28,86 € au-dessus de 37. L’Assurance Maladie rembourse généralement 60 % de cette base, soit 17,31 € pour une paire au-dessus de la pointure 37.

Les semelles de confort sont-elles remboursées par la Sécurité sociale ?
Non. Les semelles de série, souvent vendues sous l’appellation semelles de confort, ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. Les modèles disponibles en pharmacie ne remplacent pas une orthèse plantaire prescrite, examinée et réalisée sur mesure.
Que vérifier auprès de l’Assurance maladie et de la mutuelle ?
Le faible tarif de responsabilité laisse souvent une part importante du prix à payer. Une paire peut coûter de 50 € à 400 € selon les matériaux, la technologie, la pointure et la complexité de la fabrication. Pour une paire à 63 € en pointure 39, la prise en charge de l’Assurance Maladie est de 17,31 € sur une base de 28,86 €.
Un devis détaillé doit préciser le prix global et le remboursement attendu. La complémentaire peut couvrir le ticket modérateur et une partie du dépassement, selon un forfait ou un pourcentage de la BRSS, parfois compris entre 125 % et 450 %. Les consultations et bilans podologiques peuvent aussi être prévus au contrat.
Le nombre de paires compte moins que l’adéquation entre la prescription, le pied et la couverture prévue.
Quand les semelles ne sont-elles pas adaptées ?
Une orthèse plantaire doit répondre à une indication précise. Elle ne convient pas à toutes les douleurs ni à toutes les déformations, et un avis médical est nécessaire lorsque les symptômes évoluent ou ne correspondent pas au traitement prévu.
Les réponses aux questions courantes
La règle générale est d’une paire par an pour un adulte. La prise en charge est calculée sur le tarif de responsabilité, et non sur le prix réellement facturé.
La règle de référence prévoit deux paires par an pour un enfant de moins de 16 ans. Comme certaines sources utilisent le seuil de 15 ans, la caisse doit confirmer le critère appliqué au dossier.
Non. Les 60 % s’appliquent à la base de remboursement fixée par la LPP. Pour une pointure supérieure à 37, cette base est de 28,86 € par paire, ce qui donne 17,31 € avant l’éventuelle intervention de la mutuelle.
Non. Les semelles de série ou de confort ne sont pas assimilées aux orthèses plantaires sur mesure et ne donnent pas lieu au remboursement de l’Assurance Maladie.
Non. L’ordonnance est une condition nécessaire à la prise en charge. Il faut également conserver le devis, la facture et les justificatifs demandés par les organismes payeurs.
Le devis doit être envoyé à la mutuelle avec la prescription afin d’obtenir une estimation personnalisée. Il faut vérifier le forfait ou le pourcentage de BRSS, la fréquence annuelle et la couverture éventuelle du bilan podologique.





